Premières réactions à la diffusion de notre dossier sur les forêts urbaines

La diffusion du dossier forêt urbaines a suscité des réactions diverses depuis quelques mois, dont vous avez été déjà informés pour certaines d’entre elles:

L’ONF a été informée de ce dossier et nous avons obtenu une entrevue le 6 octobre 2016 avec Eric Goulouzelle, son chargé de mission forêt périurbaines Franck Jacobée et Michel Beal Directeur de l’agence de Versailles (Compte rendu de la réunion du 6 octobre 2016).

Le 21 décembre 2016 trois associations locales (Urine Nature, UUDP Viroflay et Chavile Environnement) ont rencontré Michel Beal.

Le problème du classement en  forêt de protection de la forêt de Meudon. Une demande collective a été adressée le 3 octobre 2016 au préfet des Hauts de Seine. Sa réponse selon Jean Alzamora montre une attitude pas franchement positive ; si on comprend bien, le classement de la forêt minuscule de Malmaison risque de passer avant celui de Meudon, puisque pour la 1ère, une décision a été prise alors que pour la seconde, on en est toujours au stade de l’étude. Peut-être des freins plus forts au niveau de Meudon (conseils départementaux, communes et agglos) ?. Par ailleurs, j’ai appris par Louis Vallin que le préfet de la  région ile de France  JL Carenco est favorable à ce classement mais que les résistances viendraient de certains maires.

Retour des maires. Issy les Moulineaux nous a fait une réponse peu crédible. Meudon a réagit. Nous avons obtenu un rendez vous avec le maire de Meudon Hervé Marseille le 2 janvier 2017. Il n’est franchement pas favorable à ce classement… son argument : ça n’apporterait rien sauf un danger de fermeture épisodique de la route entre Meudon et Meudon La Forêt. A Chaville j’ai été invitée le 10 décembre dernier à faire un exposé (voici la présentation Les forêts urbaines)  devant le conseil communal de développement durable qui est une instance consultative auprès du maire.

La filière énergie-bois : contestation neutralité carbone et défense de la filière (voir la réponse de David Ernest, EELV et conseiller municipal d’opposition de Chaville et notre réponse.  

Le dernier numéro de Sites et Monuments n°223 publie un article très documenté sur l’avenir du parc de St Cloud et un article « alerte sur nos forêts ». Notez que le parc de Saint Cloud ne fait pas partie des forêts domaniales et son cas sera inclus dans un autre dossier « Parcs, jardins et espaces verts » dont la première version vous sera soumise bientôt.

Nous joignons à cet article le commentaire de monsieur Michel Riottot ainsi que l’article mentionné dans la réaction de monsieur Riottot du Monde paru le 8 décembre 2016 intitulé « Biodiversité: tous les indicateurs sont au rouge »

Les forêts urbaines : Un écosystème fragile,  un patrimoine naturel à préserver


Version du 2 octobre 2016

Les forêts urbaines sont le « poumon » indispensable des villes car elles jouent un rôle essentiel pour la santé des habitants en diminuant la prévalence de certaines maladies, encouragent l’activité physique et améliorent la qualité de l’air. Les forêts et les arbres en général sont aussi reconnus comme des puits de carbone, ce qui leur confère un rôle majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique. L’écosystème forestier est complexe. Il est composé de cinq strates (strate souterraine, strate des mousses et de l’humus, strate herbacée, strate arbustive et strate arborée) qui accueille des milliers d’espèces vivantes, végétales ou animales. Ceci explique la richesse de sa biodiversité.

Sur le plan économique, les forêts domaniales urbaines, gérées par l’ONF, représentent une source d’approvisionnement en bois pour l’industrie et l’artisanat, activité encouragée par la loi de transition énergétique et la recherche d’énergie renouvelable. Or cette vision du développement de la biomasse et la filière énergie-bois se heurte à des critiques concernant la neutralité carbone-bois et son caractère durable.

La nécessité de préserver ce patrimoine naturel tout en préservant sa biodiversité soulève de nombreuses questions :

  • Comment exploiter la forêt pour la production de bois et limiter l’érosion de la biodiversité ainsi que l’impact paysager provoqué par les coupes rases de régénération?
  • Quelle sera l’évolution de la biodiversité face à la pression de l’urbanisation, à la hausse de fréquentation, au réchauffement climatique ?
  • Quelles mesures pour préserver et gérer durablement les lisières en milieu urbanisé?
  • Quelles actions envisager ensemble pour une forêt résiliente et durable?

Des pistes sont proposées afin d’évoluer vers une gestion durable des forêts d’Ile-de-France, notamment  en matière de :

  • gouvernance pour toutes les organisations concernées par la forêt.
  • lutte contre le grignotage des lisières
  • gestion sylvicole pour effectivement préserver la biodiversité
  • amélioration de l’accueil du public

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