Développement durable dans les villes du 92

FNE environnement 92
Environnement 92

ENQUETE SUR LES PRATIQUES DE DEVELOPPEMENT DURABLE DANS LES 36 VILLES DES HAUTS DE SEINE :  Synthèse.

 Audrey Burdon, Camille Poutrin, Maxime Simon sous la direction de Pierre Tripier pour Environnement 92

Une enquête a été menée de mars 2012 à septembre 2014, soit 31 mois, dans les 36 villes des Hauts de Seine. Elle a permis de faire un état des données statistiques sur la socio-démographie et la politique de développement durable de chaque ville et tirer les enseignements des entretiens auprès de 4 maires, 21 maires-adjoints, 3 conseillers délégués, 1 chef des services généraux, 4 secrétaires généraux, 22 chargés de missions dont 3 dans des intercommunalités.

Les objectifs : constituer une base de données et mieux connaître le détail local des politiques et innovation ,des municipalités des Hauts de Seine en matière de développement durable .

Les résultats de l’enquête montrent 29 pratiques de développement durable différentes :

 Quinze Pratiques souveraines, dépendant du bon vouloir de la mairie, comme le désherbage non-chimique ou l’aménagement de pistes cyclables.

La majorité des mairies les mettent en œuvre : 22 mairies en mettent dix et plus en œuvre.

Sept Pratiques à but pédagogique, supposant le consentement de la population comme faire  un diagnostic thermique de toutes les habitations de la ville ou mettre à disposition un ambassadeur du tri ;

Ces pratiques sont moins répandues que les pratiques souveraines. La moitié des mairies  met en place trois et moins de trois dispositifs.

Sept Dispositifs dialogiques demandant une réponse active des habitants leur mobilisation citoyenne ou, au moins de la part des associations qui les représentent, comme mettre en place un Agenda 21 ou créer et faire vivre une épicerie sociale ;

Elles rencontrent  plus de succès que les pratiques pédagogiques : 26 communes soit plus des deux tiers en utilisent 4 et plus.

Innovations

  • Nous avons rencontré 18 innovations potentiellement inédites dans différentes municipalités qui montrent que le Développement Durable implique une prise de conscience qui passe par le changement des habitudes des habitants. Certaines sont souveraines, comme établir un guide des arbres remarquables, d’autres pédagogiques, comme faire renaître des vergers à l’ancienne ou dialogiques comme créer un atelier de partage d’expérience en économie d’énergie ou solliciter des écoles-témoins en réduction de déchets de cantine.

Mais très peu de mesures des efforts conjoints des municipalités et des habitants sauf à Rueil où il y a mise en place d’un dispositif astucieux : avoir, dans chaque quartier, un habitant correspondant du développement durable et son référent dans les services de la municipalité et prendre neuf d’indicateurs de mesure de la transformation des comportements des agents municipaux et de la population.

Autres Constats

  1. Dans la division du travail dans les mairies, un rétrécissement du Développement durable à la seule préservation de l’environnement ;
  2. Un certain état d’esprit, variable mais existant, de forteresse assiégée (ne serait-ce que par la difficulté à obtenir des rendez-vous) ;
  3. l’ignorance de ce qui se passe concrètement dans la ville voisine, même si elle appartient à la même communauté de communes ;
  4. D’où un malentendu presque constant -avec certaine exceptions certes- entre mairie et associations de défense de l’environnement- Les mairies prétendant ne pas connaître les associations mais voulant les rencontrer/ Les associations disant être rejetées par les mairies ou, s’il y avait du côté des mairies, un effort de concertation, les associations garderaient l’impression de la communication autour d’un projet complètement ficelé.

 [1] Le rapport condensé  (4 pages), et le rapport complet incluant des hypothèses explicatives sont disponibles en cliquant sur les liens ci-dessus ou sur le site d’ Environnement 92.